SCUM MANIFESTO contextes 21

Fargier) –, des groupes vidéo se forment à l’image du MLF, non mixtes, éphémères et fluctuants : Vidéa dès 1974 (Syn Guérin, Catherine Lahourcade, Anne-Marie Faure), Les Muses s’amusent l’année suivante autour de Delphine Seyrig, Ioana Wieder, Monique Duriez, Claude Lefèvre-Jourde – après un stage suivi par Delphine Seyrig et Ioana Wieder auprès de Carole Roussopoulos –, et bientôt Les Insoumuses, créé par ces trois femmes, les mêmes qui fonde-ront le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir au début des années 1980.

Ces collectifs vidéo contribuent largement à la popularisation du mouvement féministe, mettent en valeur des actions ponctuelles (manifestations, grèves, occupations) et traitent de sujets nouveaux que les médias hégémoniques ignorent (sexualité, lesbianisme, prostitution, maternité, éducation des enfants, travail domestique, self-help). La vidéo s’insère parmi les autres moyens d’expression et de mobilisation que sont les tracts, les banderoles, les slogans et les chansons, et accompagne ainsi tous les grands combats féministes de l’intérieur, notamment les luttes en faveur de l’avortement et de la contraception libres et gratuits ou pour la reconnaissance du viol

Présentation de Vidéo Out, dans le périodique Vidéo-info, janvier 1973.