SCUM MANIFESTO échos 69

objets (modèles réduits de chaises, table et machine à écrire), avec leurs images diffusées par le moniteur (dessin animé japonais où l’on reconnaît des scènes de conquêtes spatiales, d’impérialisme interplanétaire avec des figures dominantes masculines mais aussi mutantes) ? L’émancipation y est d’autant plus forte, qu’au début, la plus jeune tape à peine à la machine (sa sœur lui rappelle d’un signe qu’elle doit « jouer à la dictée ») et que le son répétitif postsyn-chronisé est chaque fois le même, sans modulation rythmique ou tonale, indépendant donc des gestes et des paroles. La lecture de la jeune fille est aussi trébuchante, répétitive comme Delphine repre-nait les mots. C’est le propre de la dictée, mais moins pour insister que pour les laisser résonner, les entendre différemment. Autre jeu d’écho, un peu plus lointain puisqu’il ne s’agit pas de performer SCUM, mais néanmoins frappant : le chantonnement, le fredon

Performing SCUM, Angela Marzullo, 2005