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galerie Denise René que pour les artistes des nouvelles figurations ou les illustrateurs Topor, Folon, Desclozaux ou Sempé.

Au début des années 1970, trois jeunes imprimeurs de la génération d’Éric Seydoux ouvrent, en même temps que ce dernier, des ate-liers dédiés à la sérigraphie. Peintre de formation, sorti de l’École des Beaux-Arts, Bernard Frize crée son atelier à Paris en 1973. Inventif, il met au point des procédés pour obtenir des dégradés de valeurs, il imprime non seulement sur papier mais aussi sur Plexiglas ou sur toile. Il travaille pour les éditeurs Anne Lahumière, Baudoin-Lebon, Maeght et les artistes de Support Surface, Dezeuze, Viallat, Pincemin ainsi que pour Cremonini, Soulages, Ben, Folon ou Kermarrec. Bernard Frize ferme son atelier en 1978 pour se consacrer à sa propre création. À Strasbourg, deux ateliers tournés vers la sérigraphie com-merciale commencent à travailler pour les artistes : celui d’Antoine Graff, passionné par la technique de la sérigraphie et qui se spécialise dans l’impression de livres de bibliophilie et l’atelier 2A d’Éric Linard, graphiste de formation, diplômé des Arts décoratifs. Tous deux tra-vaillent alors surtout pour des artistes locaux. De L’Atelier d’Éric Seydoux, qui travaille également avec les éditeurs Anne Lahumière, Le Centre Pompidou, le Musée d’art moderne, sortent des planches de Vasarely, Dewasne, Dubuffet, Folon et bien d’autres artistes.

Les années 1980 voient l’émergence “d’un nouveau genre en sérigra-phie, celui des dessinateurs de bandes dessinées”. Françoise Woimant note encore en 1983 l’apparition de trois ateliers qui se consacrent à ce secteur : Décalage à Nancy, créé en 1981 par Gilles Ziller et dont l’activité se prolonge par celle de maison d’édition gérée par Christian Desbois à Paris, Seri Hors Serie ouvert la même année à Paris par Alain Valtat et enfin Anagraphis à Saint-Georges d’Orques dans l’Hé-rault fondé en 1982 par le peintre Christian Nave, l’architecte Denis Chanson et les sérigraphes Philippe Viala et Pierre Dutheil. Le réper-toire des ateliers fait état de cette nouvelle orientation que prend aussi L’Atelier d’Éric Seydoux, non seulement comme imprimeur mais également comme éditeur. Sont cités le portfolio Robots de 1982 reproduisant des emballages de jouets japonais anciens et l’album Chic ou Voyou de Benito paru fin 1983 et diffusé par la jeune maison Décalage évoquée plus haut. Durant toutes les années 1980, tandis que se poursuit l’activité commerciale d’impression d’estampes et d’affiches, la ligne de L’Atelier sera celle de l’illustration et de la bande dessinée, travaillant avec Loustal, Mœbius, Druillet, Tardi, Floc’h ou Sempé. Autour de Frédéric de Broutelles et son association Apaar (Association Pour Adultes Avec Réserve), de Pakito Bolino – arrivé comme stagiaire en 1984, il quitte L’Atelier en 1990 pour fonder à Marseille en 1993 Le Dernier Cri, son propre atelier de sérigraphie