MSz : Connaissez-vous l’impact sur l’environnement et sur la santé des jeans que nous portons ordinairement, du fruit « bio » que nous achetons quelquefois et qui est produit dans des pays lointains, de nos smartphones, que le marché nous contraint à changer régulièrement, et du projet design que nous ambitionnons de réaliser ? Il paraît très difficile de mettre en place un cercle vertueux sans faille. Et, si l’écologie est une sorte d’hygiène, je me bornerai à travailler ma propre hygiène mentale. C’est là que commence notre rapport au monde.

18. L’écologie et le développement durable sont des thèmes récurrents aujourd’hui en design. Cela fait-il partie de vos préoccupations en tant que designer ?

corps vivants, ces objets ne sont jamais froids). L’objet technologique, c’est de fait comme une prothèse à laquelle nous donnons vie, à moins que ce ne soit elle qui nous permette de vivre… ?

« On ne peut toucher sans être touché. Qui touche prend simultanément conscience de l’objet et d’une part de lui-même8. »

8 Max-Henri de Larminat, Objets en dérive, Atelier des enfants, Centre Pompidou/Dessain & Tolra, 1984.