L’idée maîtresse

L’œuvre Le Secret du monde repose sur la construction d’un espace/cerveau modulable et transportable, articulant sculpture monumentale et habitabilité sensorielle, et réalisé à partir du buste

en biscuit de la Manufacture de Sèvres « Celui qui voit les yeux fermés », buste qui a été agrandi.

Frontale et immersive, l’œuvre Le Secret du monde se présente comme un par-cours sensoriel, mental et physique.

Pensé comme un cerveau géant, Le Secret du monde devient un terrain d’expérimentations et promet une plon-gée sensible à l’intérieur de l’œuvre. Le spectateur abandonne le monde du dehors, pour se livrer à l’observation et au contact du monde du dedans.

Pénétré, enveloppé, immergé, sollicité, le spectateur vit une expérience d’immer-sion physique, sonore et odorante.

Le Secret du monde se vit comme une traversée, composée de cavités, de sur-

faces, de sons, de parfums et de la pré-sence de l’autre.

Le titre de l’œuvre est emprunté à l’ou-vrage de Johannes Kepler, Le Secret du monde, 1596, traitant de la vision et de l’harmonie du monde.

La genèse

Une figure blanche de 2,90 m de haut comme à demi enterrée surgit du sol du musée.

Le visage provient d’un répertoire de forme de la manufacture de Sèvres. Depuis 2011, Nathalie Talec réactive un buste d’Adrienne, réalisé par son père Charles Houssin vers 1880. L’artiste a res-senti des affinités visuelles avec cette jeune fille. Le moule initial a permis la préparation des pièces sur lesquelles l’artiste a expérimenté des modifications

Le Secret

du monde

Celui qui voit les yeux fermés, 2011-2018 ; L : 44 cm ; l : 34 cm ; H : 24 cm. Ensemble de pièces uniques. Sculptures en biscuit de porcelaine créées par l’artiste à partir du buste d’Adrienne, fillette de Houssin, n° 2. Cité de la céramique – Sèvres et Limoges. Collection particulière. Image courtesy © Gérard Jonca/Sèvres-Cité de la céramique © Nathalie Talec et ADAGP 2018.

« Au cœur de l’œuvre, on se tient à la fois en soi et hors de soi »

Nathalie Talec, extrait du dossier artistique.