Né à Alger en 1930, Jean-Pierre Vielfaure passe une enfance à la vie culturelle très riche, entre une mère musicienne et un père imprimeur dont il tiendra définitivement sa passion pour le papier, le livre, l’écriture, le dessin.
La famille quitte l’Algérie en 1938 pour Rodez où il commence à dessiner en autodidacte et tiendra sa toute première exposition, des dessins sur les Paysages du Rouergue, en 1950. De ces années aveyronnaises, Vielfaure se souvient de ses admirations pour Max Ernst, Robert Mother-well et Gustav Klimt, de ses rencontres avec Pierre Soulages, d’une amitié qu’il noue avec le poète Jean Digot, avant que, en 1952, il ne monte s’installer en partage entre Éméville (Oise) et le quartier de Montmartre à
Biographie
Jean-Pierre Vielfaure
Paris où il fréquente l’atelier du peintre Robert Lapoujade dont il apprécie particulièrement l’ « art fait d’intériorité et de poésie et où le lyrisme est constamment côtoyé par une grande rigueur ».
Jean-Pierre Vielfaure rencontre en 1956 le peintre allemand Carl Buchheister qu’il hébergera à Éméville durant six mois de chaque année jusqu’à la mort du maître de Hanovre en 1964. Jacques Busse définit la finalité picturale de Buchheister que Vielfaure va revendiquer comme sienne : « tenter de concrétiser la synthèse d’éléments apparemment hétérogènes, concilier une construction géométrique du plan avec une poétique gestuelle de l’informel sans renoncer