à un recours amusé aux matériaux post-dadaïstes des collages ».

En 1958, Jean-Pierre Vielfaure se lie d’amitié avec Édouard Jaguer et rejoint le mouvement Phases. Outre les expositions, la publication d’une revue bibliophilique, l’époque Phases est aussi constituée d’engagement politique avec la signature du Manifeste des 121 et d’amitiés littéraires, comme celles de l’écrivain québécois Roland Giguère, ou du surréaliste belge Jacques Lacom-blez dont il illustre les poèmes.

En 1965, Jean-Pierre Vielfaure rejoint le groupe Inter constitué majoritairement d’artistes Scandi-naves. Il ouvre alors avec la ville de Copenhague une longue relation, tant par les séjours et les expositions que par les éditions de son œuvre gravée.

Entre 1968 et 1971, alors qu’il contribue aux illustrations du magazine Rock & Folk, Jean-Pierre Vielfaure entreprend son œuvre « monumentale » intitulée Opéra Civilisation, suite de soixante-douze tableaux (collages,

acrylique, technique mixte) où, commente Sébastien Moinet-Béchar, « est évoqué le récit historique, idéologique et artistique de notre civilisation, de la création du monde à notre futur inconnu ».

Durant ces années 1970, de nombreux voyages et séjours entre Laponie, Ibiza, Helsinki, New York et la Canada inspirent son travail où voisinent toujours écriture, collages et abstraction.

Jean-Pierre Vielfaure découvre la Bretagne en 1979 s’y attache, y aménage un nouvel atelier, y invente Le Codex Bevern, synthèse de ses voyages et de ses lectures, une civilisation s’étendant de la Bretagne celte au Canada. Plus tard, L’appel aux esprits, série de tableaux de 2007, évoque sa propre spiritualité et sa passion pour le chamanisme découvert plus tôt en Scandinavie.

Jean-Pierre Vielfaure meurt en 2015 à Ivry-sur-Seine d’une longue maladie. Son fonds d’archives est conservé par la bibliothèque Kandinsky du Centre Georges-Pompidou.